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Luzech – Les Templiers à la médiathèque

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La médiathèque de Luzech vous invite samedi à écouter François Thiollet sur les Templiers. Le sujet est si vaste que trois séances seront nécessaires pour comprendre au mieux cet ordre religieux militaire.

Le Temple est né des croisades avec pour missions de protéger les pèlerins en route pour les lieux saints et de défendre les états latins issus de la croisade. Un réseau sans faille en Occident était alors nécessaire pour atteindre ces objectifs. Les Templiers sont aussi des gestionnaires, afin d’entretenir les grandes forteresses. Mais pas seulement, ils sont aussi des cultivateurs, des banquiers tout en étant des soldats. Ils sont les inventeurs d’une organisation très hiérarchisée. Les Templiers assumeront leur mission jusqu’au bout au Moyen-Orient, au prix de milliers de morts… tout en entraînant leur propre chute.

Pour découvrir ou l’épopée des Templiers, rendez-vous samedi à 15 h 30.

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Villefranche. Sur les traces du vin des templiers

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Ce mardi matin, en faisant le tour de ses vignes, elle était plutôt dépitée. La grêle, épée de Damoclès de tous les vignerons, venait de cingler les branches fragiles des ceps se dressant sur le causse de Martiel. Pas de quoi, cpendant, abattre Sandra Lemoine qui, depuis quelques années, réimplante la vigne sur les terroirs où il y a des lustres, les templiers avaient su la faire mûrir. « On verra pour la récolte 2009 », lâchait-elle fataliste en milieu de semaine. D’autant que si dégâts il y a, ceux-ci n’ont rien de commun subis dans le Bordelais. Certains ne pourront même pas vendanger cet automne. Cela fait, malheureusement partie, des risques du métier. Et, elle le sait.

Installée en 2003, sur des terrains proches de Martiel, Sandra Lemoine a planté depuis 3 ha de vignes du côté du Juge et de Lespinassière, sur des coteaux exposés de manière à optimiser l’apport de soleil au raisin. Ici, la rocaille affleure. « C’est bon pour la vigne, car un sol trop riche ne lui convient pas. Et lorsqu’elle souffre, cela se voit car elle donne de meilleurs fruits ». Venue dans le métier par passion pour le vin, elle raconte ses parcelles et les cépages qui y prospèrent avec des mots teintés d’affection. Après avoir picoré des conseils auprès de vignerons comme Jean-Luc Matha, de Marcillac, ou de son confrère du domaine de Labarthe dans le Gaillacois, la vigneronne du causse vole de ses propres ailes. En alchimiste des arômes, elle marie syrah, cabernet-sauvignon, cabernet-franc, merlot et chardonnay pour délivrer aux papilles un rouge et un rosé singuliers. « Ce n’est ni du cahors, ni du marcillac, c’est du vin de pays de Martiel », tranche-t-elle.

Ménager la vigne
Un vin qui naît de la terre au terme d’un long et délicat processus. Car, ici, tout le travail s’effectue à la main. « En ne mécanisant pas, on ménage la vigne ».

De l’effeuillage- « très important car en aérant bien la grappe on évite les maladies et on favorise la maturité »- à la vendange, les différentes étapes dépendent des seuls doigts de la vigneronne et de ses aides. Un état d’esprit proche de la nature que l’on retrouve aussi dans les traitements, seul volet mécanisé. « Pour l’instant je suis en agriculture raisonnée, mais en phase bio, car si je n’ai pas encore effectué de reconversion officielle, je n’utilise que du soufre et du cuivre, et je bannis les traitements de synthèse », explique-t-elle. Une démarche portée comme un engagement pour l’avenir lorsqu’elle défend : « Je crois qu’il faut arrêter de jouer avec le feu ».

Après le rouge et le rosé, Sandra Lemoine s’apprête à récolter sa première vendange de Chardonnay. « Elle sera modeste, sourit-elle, mais comme dans nos secteurs, on produit peu de blanc, j’envisage, avec les quelques droits de plantation qu’il me reste de développer cette production pour laquelle existe une demande ». De bien belles promesses gustatives. Elle mesure déjà, grâce à ses tanins, la densité du potentiel de son vin rouge. Elle sait aussi combien, en insistant sur la longueur d’élevage, le goût peut subir des modifications. Sauf que dans ce domaine, elle avance à pas feutrés en se refusant de jouer aux apprentis sorciers. « En tant que professionnel, nous avons des préférences, mais c’est le consommateur qui décide ». Un consommateur qu’elle capte par la vente directe, avec la même logique accompagnant l’ensemble de sa démarche.

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Flaran : l’abbaye qui défie le temps

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Par un de ces miracles qu’il ne convient pas d’expliquer mais de constater, la Révolution française chassa les moines mais préserva les bâtiments. Aussi, pour les spécialistes de l’architecture cistercienne, le cloître, l’église et la salle capitulaire sont parmi les mieux conservés d’Europe. C’est également un des plus riches complexes d’art cistercien. Historiquement Flaran aurait été un rempart du christianisme.

A cette époque où l’on navigue la Baïse, le site est un carrefour de communications. Marchands, pèlerins en route vers Saint Jacques, colporteurs mais aussi probablement quelques prédicateurs cathares. La Gascogne est accueillante et bavarde. Il convenait peut-être de remettre un peu d’ordre dans toutes ces théories. Pour frapper les esprits, les moines construisirent Flaran.

Aujourd’hui on peut découvrir, un cloître de bonnes dimensions, au cœur d’une abbaye qui s’articule tout autour. Un réfectoire immense, un dortoir des moines unique en son genre, une salle capitulaire impressionnante et une chapelle aux dimensions de petites cathédrales… Flaran est comme étrangère au temps qui passe. Une architecture qui en fait un véritable hymne à la pierre né de l’harmonie qu’ont su dégager des architectes de génie. Une rose dans le jardin de Gascogne. Une harmonie, véritable chant de la pierre au beau que cette abbaye cistercienne.

On se perd en conjoncture sur la nécessité de son implantation, au pied de la bastide de Valence-sur-Baïse, au bord de cette rivière, véritable ouverture du pays sur le monde.

Car il fallut, en 1151, quand elle fut fondée, que tout le monde s’y mette pour faire naître l’abbaye. Les comtes du Fezensac fournirent les terres… l’Eglise dut aller chercher les moines à l’abbaye d’Escaladieu dans les Hautes-Pyrénées, il fallut lever quelques dîmes supplémentaires. Les gens d’Eglise étaient pourtant très bien implantés dans ce secteur avec le très riche évêché de Condom. Mais elle pensait devoir renforcer son implantation.

Les petits secrets de l’abbaye
Texte mais surtout, en 1569, les destructions commises par les troupes de Montgomery laissèrent de gros dégâts sur l’ensemble des bâtiments. On pense qu’une partie aurait pu être incendiée. Vendue après la révolution elle servit de bâtiments agricoles à une riche exploitation.

Le dortoir des moines. Aujourd’hui en cous de restauration pour abriter une exposition de peinture contemporaine, le dortoir des moines date du XIIIe siècle et a toujours conservé ses fenêtres romanes. Une partie était divisée en cellules avec des fenêtres à meneaux. Une galerie conduisait au logis abbatial et à une cellule plus riche que les autres que l’on suppose être celle du prieur.

Le jardin des moines. Comme tous les monastères ou abbaye Flaran avait son jardin de plantes médicinales et aromatiques, les simples. Il a été reconstitué à Flaran, en 1987. Historiens, architectes et horticulteurs se sont concertés pour tenter de s’approcher au plus près de la réalité du Moyen Age. Le jardin a été reconstitué selon le plan le plus simple et le plus répandu à cette époque. Une quinzaine d’essences différentes sont présentes dans le jardin, camomille, marjolaine, mais aussi sarriette et romarin.

Reliquaire. Certains ont aussi parlé de ce site comme d’un reliquaire d’art avec ce musée unique en France, des pèlerinages de Saint Jacques de Compostelle. Les très riches chapiteaux du cloître sont à eux seuls le plus merveilleux livre de l’histoire religieuse des moines de Saint Bernard et des dernières années de l’ordre des templiers.

Mosaïque gallo-romaine. Pour la construction de leur abbaye, les moines cisterciens ont récupéré des restes mis en valeurs d’une villa gallo-romaine avec de très belles colonnes de marbre.

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Figeac. Place Champollion : du XIIe au XXIe siècle

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Drôle de destin que celui de la place Champollion. Au XIVe siècle, après un agrandissement, elle s’appelait place de l’Avoine. Par la suite, elle deviendra la place des Menus Grains, la place des Châtaignes et, à partir du XVIIe siècle, elle se nommera la Place Haute.

Il faut savoir qu’au XIIIe siècle, avec la place du Froment (aujourd’hui la Halle), elle constituait un lieu central de la ville de Figeac, s’ouvrant sur la voie de l’Auvergne. Au XIVe siècle, elle accueillait la halle aux bouchers « Le Mazel », en lieu et place de l’actuel Café Champollion. L’activité bouchère y prospérera d’ailleurs jusqu’à la Révolution. Le « Mazel » fermait la rue Baduel. Sur un côté, se trouvait une maison du XIVe siècle, réaménagée, où se situe aujourd’hui le restaurant « Le Cinq ». Dans cette maison, au temps des Templiers, était créé un hospice en faveur des pèlerins qui arrivaient souvent malades et où beaucoup mouraient. Ce bâtiment communiquait à l’intérieur avec les écuries et la chapelle du XIIIe siècle, situées dans l’actuelle rue du Consulat (au n° 11). À l’Est, une maison du XIIe siècle agrandie, qu’on a longtemps nommé « La maison Gleye ». Ensuite, après la rue Émile-Zola, nous avions « La maison Cahuzac », du XIXe et XXe siècles, réaménagée, avec en sous-sol des arcades médiévales.

La rue Boutaric ouvrait sur la « Maison Peyrières » et « Le Griffon », qui date, lui, du troisième quart du XIIe siècle. C’est la plus vieille maison que l’on puisse dater de la ville de Figeac. Sur cette maison du Griffon, au rez-de-chaussée commercial, on distinguait des baies triples à l’étage et un pan en bois (aujourd’hui disparu). Elle présentait, sur sa façade, des sculptures de figures humaines, d’animaux mythiques et de feuillages.

Coté Ouest de la place, on voyait le musée Champollion, rez-de-chaussée du XIIIe et étage du XVIIIe siècles, avec des peintures murales visibles dans l’escalier datées du XVe siècle.

À partir du XIVe siècle, le fond de la place ne changea plus, mais garda son rôle de place centrale. En 1974, sur cette place, a été dressé l’Arbre de la liberté, qui disparaîtra rapidement car il fut scié une nuit.

La place s’appela aussi la Place aux Armes et, suite à la rébellion du canton de Fons, trois personnes y furent guillotinées.

De nos jours, la place Champollion occupe toujours un poste important dans la vie de Figeac. Sur le plan touristique, l’entrée du Musée Champollion se trouve sur cette place et les clés pour la visite de Figeac amènent le visiteur en ce lieu. Plusieurs commerces sont installés en ce lieu afin d’offrir aux touristes le meilleur accueil.

Merci à Maurice Borie et à Didier Bufaro pour leur aide dans les recherches.
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Cahors : deux fois millénaire

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Partez à la découverte de Cahors, ville deux fois millénaire, ceinturée par la rivière Lot. Entourée d’un cirque naturel fait de collines abruptes, le chef-lieu du département du Lot, compte 21 000 habitants. C’est une ville à taille humaine où patrimoine et bien-vivre sont étroitement liés.

A chaque coin de rue l’histoire est présente : Pont Valentré, cathédrale Saint-Etienne, maisons médiévales, portes sculptées du XVIIe siècle, immeubles néo-classiques, jusque sous les allées Fénelon et parking souterrain où les vestiges d’un amphithéâtre romain ont été mis en valeur ce qui confirme que Divona Cadurcorum fut une ville opulente au début de notre ère.

Cahors est aussi, depuis longtemps, une capitale gastronomique, avec son fameux « vin noir » (pur Malbec) célébré depuis l’Antiquité, qui compte aujourd’hui plus de 250 appellations. Pays du « gras » agrémenté de la truffe, Cahors et son pays valorisent de nombreuses productions qualitatives comme l’agneau fermier, le melon du Quercy, le Rocamadour, le safran, le tout mis en scène par des chefs talentueux.

Le boulevard Gambetta et ses terrasses, typiquement méridionales, s’égaient de nombreux commerces et terrasses de café, où s’attardent touristes et Cadurciens. La ville ancienne fait l’objet d’une véritable renaissance, au fil des découvertes et des réhabilitations, faisant d’elle un véritable conservatoire de la maison médiévale du Midi. Une scène conventionnée, deux salles de spectacle, deux cinémas d’art et d’essai, un riche programme de visites commentées, l’un des plus beaux marchés de France… bref cette ville est authentique et attachante.

Quant aux fleurs, il y en a partout : elles dégringolent des façades, bordent les terrasses de café, colorent les rues et les ponts, occupent, dans les vieux quartiers, des espaces longtemps délaissés, mettent en valeur nos monuments. Cette qualité de fleurissement a valu à Cahors une reconnaissance internationale, avec la médaille d’or du Concours européen de fleurissement, et nationale, Cahors se voyant attribuer le label « Jardin Remarquable » par le Ministère de la Culture.

La ville antique
La résurgence dite « Fontaine des Chartreux » peut être considérée comme le berceau de Cahors : le site est sans doute un lieu de culte dès l’époque préhistorique. Plus tard, les Cadourques, peuplade gauloise occupant ce territoire, vont y faire leurs dévotions à la déesse Divona.
Au début de notre ère, les Romains fondent une ville à l’intérieur du méandre : « Divona Cadurcorum ». Organisée selon un plan régulier, elle révèle les traces de son opulence : théâtre, temple circulaire, grands thermes publics, mosaïques, et, tout récemment, amphithéâtre. La richesse de la ville antique provient sans doute de son emplacement au croisement de voies de communication, du commerce du vin et de la toile de lin et d’une importante activité agricole et artisanale.

L’âge d’or médiéval
En dehors de l’épiscopat de saint Didier au VIIe s, le haut Moyen Age est mal connu à Cahors. L’âge d’or de la ville médiévale s’étend du XIIe au XIVe s : le pouvoir de l’évêque-comte est progressivement concurrencé par celui des « Cahorsins », grandes familles de marchands-usuriers. Cahors est aussi animée par une importante activité artisanale et son statut

d’étape dans le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La ville, resserrée à l’est de la presqu’île, se voit reconstruite à neuf, de même que la cathédrale et les dix églises paroissiales. La partie ouest accueille pour sa part les congrégations et leurs jardins. Vers 1345 les remparts existants sont doublés, une nouvelle barrière défensive est réalisée au nord (ponctuée de 11 tours carrées et de 2 tours portes) refermant le méandre de la rivière. Trois ponts la franchissent : le plus ancien, le « Pont Vieux » avec ses cinq tours de défense, assurait les liaisons nord-sud. Il fut complété par le « Pont Neuf » (1291) à l’est, puis par le « Pont Valentré » à l’ouest. Ce dernier offre aujourd’hui, avec ses trois tours fortifiées et ses six arches précédées de becs aigus, un exemple exceptionnel de l’architecture de défense médiéval. La lenteur du chantier, (débuté en 1308, achevé entre 1355 et 1378) donna naissance à la légende du Diable : « L’architecte du Pont, las de trop de lenteurs, avait engagé son âme au diable en échange de son aide. L’œuvre pratiquement achevée, il eut l’idée, pour se libérer de son pacte, de berner le diable en lui confiant un crible pour transporter l’eau nécessaire aux ouvriers. A titre de représailles, le diable arracha chaque nuit la dernière pierre de la tour centrale, remise en place la veille par les maçons ». Lors de la restauration du Pont en 1879 par l’architecte Paul Gout, un petit diable fut sculpté au sommet de la tour centrale pour en rappeler la légende.

La Cathédrale résulte de différentes campagnes de construction échelonnées du XIe au XVIIe siècle dont les restaurations du XIXe siècle ont accentué la disparité. La nef (1120) appartient à l’édifice roman commencé en 1112. Elle est composée de deux travées carrées couvertes par deux coupoles sur pendentifs de 16 m. d’envergure. Le portail Nord (1150) s’apparente aux grands ensembles romans de Moissac, Beaulieu, Souillac, L’abside commencée au XIIe s., fut reconstruite entre 1285 et 1293. Ce nouveau chœur gothique pourrait appartenir aux œuvres majeures du gothique méridional attribuées à Jean Deschamps. Entre 1308 et 1316, le massif occidental fut érigé apportant une nouvelle façade à l’édifice ; grâce aux destructions des maisons qui enserraient l’édifice un nouveau parvis fut aménagé (place Chapou). Dès les XVe et XVIe s. on note divers aménagements intérieurs (chapelles) ainsi que la construction du cloître, entrepris vers 1506, qui offre un bel exemple de gothique flamboyant. Au début du XIVe s, le Cadurcien Jacques Duèze, devenu pape sous le nom de Jean XXII, fonde une université. La Guerre de Cent ans met un terme à cette époque de prospérité.

De la Renaissance à la Révolution
Au XVIe s naissent à Cahors les poètes Clément Marot et Olivier de Magny. L’université et les collèges suscitent une importante activité intellectuelle, soutenue par des imprimeurs dynamiques. Peu touchée par la Réforme, Cahors est envahie en 1580 par les troupes de Henri de Navarre.

Au XVIIe siècle, la ville est dynamisée par l’installation éphémère du tribunal fiscal de la Cour des Aides. L’université accueille notamment François de Salignac de Lamothe-Fénelon, dit « Fénelon », qui deviendra le célèbre homme d’Eglise, philosophe et poète. Tandis que s’installe à Cahors le collège des Jésuites, l’évêque Alain de Solminihac crée le Grand Séminaire et favorise l’installation de nouvelles congrégations. Magistrats, professeurs et notaires réaménagent au goût du jour leurs demeures médiévales en les dotant notamment de portes richement sculptées. Le XVIIIe s n’apporte pas de notables changements dans l’urbanisme de Cahors qui, après la suppression de l’Université en 1751, voit son activité intellectuelle péricliter.

La ville accueille avec enthousiasme et modération les idées nouvelles de la Révolution, qui n’occasionnera pas à Cahors de dommages importants.

La ville du XIXe s
Depuis 1790, Cahors est le chef-lieu du département du Lot, dont le premier tracé se voit amputé de sa partie sud en 1808, lors de la création du département du Tarn et Garonne. La première moitié du siècle voit l’apogée du transport de marchandises sur le Lot. Depuis longtemps Cahors tire en effet de sa situation au bord de la rivière d’appréciables avantages. Dans la seconde moitié du siècle, époque de grande prospérité agricole, l’arrivée du chemin de fer en 1869 permet de fournir de nouveaux débouchés à son vin, bu dans toutes les grandes cours d’Europe, et concurrence progressivement la voie d’eau.
De nouvelles percées est-ouest ouvrent la ville ancienne sur le boulevard, le long duquel se concentrent la vie sociale, les administrations et les loisirs. Sur la partie ouest de la presqu’île, l’arrivée du chemin de fer et le parcellaire très lâche laissé par les anciennes congrégations accélèrent la création ou le réaménagement d’axes, le long desquels s’implantent bâtiments ferroviaires ou industriels, hôtels cossus aux styles variés, administrations, banques et équipements hygiénistes. L’approvisionnement de la ville en eau potable est résolu par la construction de la station de pompage de Cabazat, qui répartit dans la ville les eaux pompées dans la Fontaine des Chartreux.
Cette époque voit aussi la naissance à Cahors de Léon Gambetta, père de la Troisième République, dont la statue orne l’entrée des Allées Fénelon.

Cahors contemporaine
Vers 1900, les populations les plus aisées bâtissent des villas dans la partie ouest de la presqu’île et le long des accès nord et sud de la ville. On y remarque un décor soigné, de nouveaux aménagements intérieurs et un rapport plus étroit avec le jardin. L’Entre-Deux-Guerres ne remet pas en cause la voirie existante mais de nouveaux logements apparaissent, pavillonnaires (rue Victor Hugo, Cabessut…) ou populaires (rue du Groupe Veny : habitat groupé).
Les années 1960 et 1970 voient l’apparition de nouveaux quartiers périphériques, qui sont soit essentiellement pavillonnaires, comme Saint-Namphaise, soit d’avantage marqué par l’habitat collectif tel Sainte Valérie, la Croix de Fer ou Terre Rouge.

Cabazat
A 50 mètres du pont Valentré, l’ancienne station de pompage de Cabazat est l’un des monuments marquant de l’histoire de Cahors. La ville de Cahors, en réhabilitant cet édifice, a tenu tout d’abord à rendre aux habitants un des monuments emblématiques de leur cité. La nécessité d’apporter une information sur la ville et son territoire aux nombreux visiteurs venus admirer le pont en a constitué la seconde motivation. Aujourd’hui réhabilitée, l’ancienne station de pompage de Cabazat constitue désormais une nouvelle vitrine. Espace d’information et de découverte, elle offre un aperçu des différents sites et spécificités à découvrir tant dans la ville qu’à l’échelle du proche territoire, entre Basse vallée du Lot et Quercy blanc.

Cahors côté jardins
Cahors, la belle médiévale, offre à ses habitants et visiteurs la richesse de ses parcs et jardins. A Cahors, le fleurissement est un véritable art de vivre et de séduire. Cette créativité est maintes fois reconnue aux niveaux national et international. Cahors s’enrichit chaque année de nouveaux jardins, et fait des émules en France et en Europe. Récompensés par l’attribution du label « Jardin Remarquable » par le minis-tère de la Culture, les Jardins Secrets sont ainsi devenus de véritables ambassadeurs de la Ville. Témoins d’une histoire plusieurs fois séculaire, les Jardins Secrets sont rapidement apparus comme une manière très originale de traiter les espaces verts urbains dans le monde de l’horticulture française. Installés dans la partie ancienne de la ville et au pied du pont Valentré, ils valorisent une histoire et un patrimoine particulièrement riches. Conquérant des espaces en friche, peu entretenus ou laissés à l’abandon, ils permettent au public de découvrir les plantes cultivées au Moyen âge, tout en offrant une approche très contemporaine de la mise en valeur des espaces verts. Ils créent un parcours associé au patrimoine de la ville balisé de clous de bronze poli, gravés d’une feuille d’acanthe qui vous entraîne au cœur de la ville. Laissez-vous guider, laissez-vous charmer…

Arcambal est issu d’un prénom du Moyen-âge, Archambaut ou Archimbaud, porté par une lignée de comtes de la 1ère maison de Bourbon qui avait leur fief principal dans ce site. Arcambal, site paléolithique, fut habité pendant la période de la Tène, comme l’ont montré les fouilles menées au Tréboulou.

Le château du Bousquet, rasé en 1374 pendant la guerre de Cent ans, fut reconstruit entièrement au début du XVe siècle, puis remanié au XVIIe. Cette pittoresque construction se dresse sur une croupe de terrain non loin du Lot et ses murs flanqués de tours présentent une rigueur toute militaire. Les transformations les plus importantes datent du XVIIe siècle : une jolie terrasse à balustres Louis XIII sur la vallée du Lot et la cour d’honneur. Une des galeries de cette cour est construite en pierres de taille, l’autre en briques. On accède à cette cour par une porte en fer forgé du XVIIe siècle.

Mercuès fut la résidence favorite des comtes-évêques de Cahors. Ceux-ci construisirent d’abord, au XIVe siècle, une agréable maison des champs – en fait, une forteresse – sur les falaises qui dominent le Lot en aval de Cahors. On y jouit d’un admirable panorama sur la vallée. La bastide qui se développe à l’Ouest du château fut créée dès le XIIe siècle.

Pendant la guerre de Cent ans, en 1426, le château fut pris et occupé pendant deux ans par le captal de Buch, soumis au roi d’Angleterre par suite du ralliement à sa cause du baron de Durfort-Boissières. Il finit démantelé. Racheté par les consuls de Cahors et restauré, il est saccagé à nouveau durant les guerres de Religion : pris une première fois par les calvinistes sous les ordres de Duras, en 1563, il sera repris en 1568 et incendié.

Au XVIIe siècle, Monseigneur Habert, évêque de Cahors, le releva et y créa la terrasse et les jardins que l’on admire encore aujourd’hui. Monseigneur Le Jay et Monseigneur Briqueville de la Luzerne, qui édifièrent le palais épiscopal de Cahors, s’intéressèrent également à la demeure. Les derniers travaux datent de la fin du XIXe siècle et furent réalisés par un élève de Viollet-le-Duc. Le château resta dans les mains des évêques de Cahors jusqu’à la séparation des Eglises et de l’Etat, en 1905. Il abrite désormais un très bel hôtel.

Lamagdelaine. La commune tire son nom de Marie-Madelaine, la grande péche-resse de l’Evangile. Lamagdelaine, où l’on découvre les signes d’une présence romaine, et l’aqueduc souterrain gallo-romain de la Font-Polémie, s’appelait autrefois Saint-Pierre de Floirac.

Ses seigneurs étaient les Gourdon, branche de Laroque mais le collège universitaire Pélegri de Cahors y possédait également des biens. Lamagdelaine ne fut érigée en commune qu’en 1875, par distraction du territoire de Laroque-des-Arcs. La ville compte de jolies maisons quercynoises et possède un four banal à Savanac, village autrefois célèbre par ses vins clairets. L’église rebâtie en 1889, de style néo-roman, est une ancienne annexe de Laroque-des-Arcs, dépendant du chapitre de la cathédrale.

Le Montat et plus précisément la Castagnère révèlent la présence d’un habitat gallo-romain. Vers 1090, Géraud II, évêque de Cahors, affecte l’église de Saint-Pierre du Montat à l’entretien des chanoines de la cathédrale. Le Chapitre de Cahors fut dès lors le seigneur direct du lieu. L’église, de style roman, possède une abside voûtée en cul-de-four, une coupole sur trompes à la croisée du transept et une nef flanquée de collatéraux datant du XIXe siècle.

La légende attribue le bâtiment jouxtant l’église aux Templiers puis aux Hospitaliers, mais, comme le rappellent les historiens, Montat n’est jamais cité dans leurs archives.

La commune de Labastide-Marnhac se situe sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle et possède plusieurs maisons-fortes : le château de Labastide-Marnhac, attesté dès le XIIe siècle, ainsi que les repaires de Saint-Rémy et de Salgues. Son église a été remaniée au XIXe. Elle possède encensoir, calice et patène.

L’église Saint-Clair construite à la fin du XVe siècle de Fontanes, les églises de Trespoux, l’église Saint-Martial de Pradines, l’oratoire d’Espère sont également à découvrir.

Caillac se situe à une dizaine de kilomètres de Cahors sur les rives du Lot. Sa topologie valonnée et son ensoleillement ont favorisé l’industrie viticole, qui est la principale activité de la commune. Les premières traces d’occupation à Caillac sont gallo-romaines. Il existait à l’époque un domaine agricole. D’autres vestiges parsèment sa surface et témoignent d’une occupation principalement agricole de la commune. Jusqu’au vingtième siècle, Caillac était réputée pour la culture de la fraise. Petit à petit, cette culture a été remplacée par celle de la vigne. Caillac possède une église romane et un château, le Château Lagrézette, édifié à la renaissance, situé au milieu d’un domaine viticole et propriété d’un industriel français célèbre. Depuis 2006, un lac artificiel a été construit en centre ville pour développer l’activité de pêche de loisir.

Cieurac, pays de landes et de forêts de chênes, situé sur les premiers reliefs des causses à 247 mètres d’altitude, surplombant la vallée du Lot et la commune de Cahors, semble avoir été habité de tout temps. Les traces de dolmens témoignent de l’installation durable d’une population en ces lieux. Le village de Cieurac s’étend sur une superficie totale de 19 km2. Il est une étape sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle dès l’an 813 de Conques à Cahors. Ce sentier est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1998. Au Moyen Age, le château de Pauliac et le domaine de Haute Serre, sont propriété de l’abbaye cister-cienne de Lagarde Dieu. Ces biens seront affaiblis par les guerres de religion. Au XIXe siècle le vignoble de Haute Serre est touché par l’épidémie de Phylloxéra ; il est redevenu, depuis 1975, l’une des plus importantes exploitations agricoles de vin de Cahors.

L’église Saint-Pierre-es-Liens est édifiée au XVe siècle et remaniée plusieurs fois.

Le petit patrimoine est important (four banal, fontaines, lavoirs, puits, croix en pierres) et demeure le témoignage de la vie rurale quotidienne, il est entretenu et sauvegardé.

Le château de Cieurac fut racheté aux Anglais par les consuls de Cahors en 1358.

Le seigneur de Cieurac, de la famille de Cardaillac-Lapopie, y résida à partir du XVe siècle.

En 1790, le château appartenait à Pierre-Jacques de Godailh, chevalier, marquis de Cieurac, maire de Montauban. A la Révolution, il est pillé et la chapelle gothique détruite.

Ce château Renaissance est classé monument historique ainsi que son moulin en 1937.

Entièrement restauré, il est ouvert au public depuis 1987.

 

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Les Templiers crèvent l’écran

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Les associations Fondation Hugues de Payns et Maizières-Studio ont réalisé cet été un documentaire-fiction sur la vie d’Hugues de Payns et l’histoire des Templiers. Le tournage a eu lieu du 5 au 25 juillet dans la région de Payns ainsi qu’à Bar-sur-Aube, Rosnay-l’Hôpital, Coulommiers et Provins. Quatre-vingt figurants, dix chevaux et plus d’une centaine de costumes ont été nécessaires. L’acteur Christian Brendel a enregistré la voix off qui accompagnera les spectateurs tout au long du film. L’avant-première aura lieu samedi 19 septembre dans le cadre des Journées du patrimoine (salle des fêtes de Payns à 19 h, 4 €). Elle sera suivie à 20 h 30 d’une conférence gratuite exceptionnelle « Orient-Occident : le réseau templier » animée par Alain Demurger, maître de conférence honoraire à Paris I, le plus grand spécialiste français de l’ordre du Temple. Par la suite, ce documentaire-fiction sera projeté tout le long de l’année, dans le nouveau musée des Templiers qui ouvrira ses portes en septembre.

Monflanquin. Journées médiévales: «L’Orient et l’Occident, le retour des Templiers»

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La bastide monflanquinoise a à peine rangé les pupitres des musiciens qu’elle se tourne totalement vers la période médiévale pour ses journées historiques tellement réputées. Ce sera les 15 et 16 août avec pas moins d’une vingtaine d’intervenants, troupes d’animation médiévale, artisans, personnages « d’époque », estaminets, marché du Croissant et autres. Les rues seront animées à la manière d’antan : musique, saynètes, marché et camp médiévaux, parades, banquet, contes, bataille… Vendredi 14 août : 21 heures en l’église concert aux couleurs du Moyen-Âge et à 23 heures places Artsd Pablos médiéval . Samedi 15 août 11 heures parade avec les acteurs des Médiévales, 12 heures ouverture du camp sur la Cap del Pech place de l’église avec animations permanentes, tente de Nasrédine, bataille des Templiers, à 12 h 30 grande parade et à 21 heures banquet médiéval animé avec entres autres numéros un spectacle de feu (20 euros par adulte avec vin, 12 euros enfants -de 12 ans) participation costumée souhaitée ! (location de costumes possible toute la journée auprès du GEM salle d’Aquitaine adulte 25 euros et enfants 15 euros). Au menu : pâté de canard à la sauge, poulet aux pruneaux champignons sautés aux épices, tourte aux pommes. Réservation obligatoire tel.05 53 36 40 19 et 05 53 71 18 85. Dimanche 16 août 10 heures parade et animations de rue, 11 heures ouverture du camp d’Orient, 14 heures, 15 h 45 et 18 h 13 contes du Sultant, 16 heures et 18 heures bataille des Blancs Manteaux, 19 heures honneur aux armes, 21 h 30 grande parade finale avec toutes les compagnies costumées, 23 heures spectacle de feu place des Arcades. Bien évidemment Janouille sera de la fête et fera visiter la bastide à 16 heures, départ devant l’office de tourisme.