Month: May 2007

Sur le chemin des Templiers

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Du Perche au Larzac en passant par l’Angoumois, kraks, donjons, commanderies attestent la présence des moines-soldats. Qu’ils soient templiers ou hospitaliers. Visite guidée.

Nichée au bord d’une route du Perche, à 160 kilomètres de Paris, la commanderie d’Arville passe pour la commanderie templière par excellence. Sa porte fortifiée, aux briques disposées en losanges et aux lanternons habillés de châtaignier, figure dans tous les livres comme le symbole de ces communautés rurales dont les moines-soldats parsemèrent la chrétienté.

« Fondée par les Templiers au début du XIIe siècle, la commanderie d’Arville reste, par l’importance des bâtiments existants, un ensemble unique et la commanderie la mieux conservée de France » , s’est enthousiasmée Régine Pernoud. A vrai dire, la célèbre médiéviste jouait un peu sur les mots. Car si Arville fut incontestablement créée par les Templiers, les bâtiments qu’admirent ses 15 000 visiteurs annuels sont largement postérieurs à l’époque des croisades. La porte fortifiée ? elle date pour l’essentiel des XVe et XVIe siècles. La grange dîmière ? Du XVIe également. Le presbytère ? il remplace le logis du commandeur, disparu à la Révolution. Seule l’austérité tout orientale de l’église romane, précédée d’une tour de défense, remonte à l’époque des chevaliers du Temple.

C’est sans doute cela, le véritable secret des Templiers : là où le public croit toucher du doigt le Moyen Age austère et mystérieux qu’ils incarnent, il contemple le plus souvent l’oeuvre de leurs successeurs hospitaliers. Récupérant les dépouilles de leurs rivaux en 1312 après la dissolution de l’ordre du Temple, les Hospitaliers de Saint-Jean (devenus chevaliers de Malte au XVIe siècle) ont pendant cinq siècles remanié, reconstruit, modernisé. Tout en conservant, néanmoins, l’organisation héritée de leurs devanciers.

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Si bien qu’un ensemble architectural comme celui d’Arville, même modifié, donne encore l’idée du fonctionnement d’une commanderie templière. Dès lors, Hospitaliers ou Templiers, peu importe. A Arville, petits et grands passeront un agréable moment à visiter les jardins médiévaux, à cuire du pain dans un four à l’ancienne, ou à embarquer vers l’Orient sur les pas des croisés grâce à un ingénieux parcours pédagogique.

Pour avoir, toutefois, une vue à plus grande échelle de ce que fut la puissance de l’ordre du Temple, c’est plus au sud qu’il faut se rendre, dans les solitudes du Larzac. Car bien avant d’être squatté par José Bové et désenclavé par le viaduc de Millau, ce causse, le plus vaste et le plus méridional de France, fut presque tout entier la possession des Templiers.

A parcourir cette plaine lunaire, piquetée d’arbustes, où affleure le roc, on comprend que ces familiers de la Terre sainte se soient sentis ici chez eux. A coups de donations, d’achats et de ventes forcées, les Templiers évincèrent, au XIIe siècle, les seigneurs locaux, pour faire de ce plateau, moins aride qu’il n’y paraît, leur plus grande possession en Occident. Idéalement situé près des ports de la Méditerranée, le Larzac devint une base logistique d’où partaient hommes, chevaux, vivres et argent vers les châteaux de Palestine.

Aujourd’hui encore, de petits « kraks » fortifiés, posés comme des mirages sur le paysage, complètent l’illusion de se trouver non au fin fond de l’Aveyron, mais dans quelque Orient aux aspérités adoucies. En 1997, le département a eu la bonne idée de raccorder cinq sites fortifiés en un « circuit templier », avec points d’accueil, aires de pique-nique et visites guidées, histoire de surfer sur le succès du plus connu d’entre eux, La Couvertoirade.

Classé parmi « les plus beaux villages de France », La Couvertoirade voit chaque été les touristes s’abattre, tels une nuée de criquets, sur son lacis de rues pierreuses, bordées de maisons caussenardes et d’échoppes d’artisanat. Seul, à vrai dire, le donjon est ici templier. L’enceinte, presque intacte, date en fait de la guerre de Cent Ans, quand les populations du Larzac cherchaient à se protéger des grandes compagnies. Mais à La Cobertoirada (nom du lieu en occitan), dès que l’on s’écarte des remparts, cela fleure toujours le mouton, comme au temps des Templiers : dans les inventaires, on trouve la trace de milliers de brebis, contre seulement deux ou trois tenues de combat. Et l’étendue alentour, cultivée de céréales, porte toujours, en 2005, le nom de « plaine du Temple ».

Si La Couvertoirade tire un peu la couverture à elle, c’est une localité voisine, Sainte-Eulalie-de-Cernon, qui était le vrai QG des Templiers dans le Larzac. Difficile à imaginer, tant ce délicieux village paraît assoupi au creux de son vallon. A la terrasse de Chez Mimile, près d’une fontaine cernée de platanes, il fait bon siroter un café à l’ombre d’une réplique miniature du palais des Papes construite au XIVe siècle par… les Hospitaliers, encore eux ! Les Templiers ? Ils dorment probablement sous vos pieds, car l’actuelle place de la Fontaine fut jadis leur cimetière. Ce qu’ignorent les zozos en manteau blanc qui, de temps à autre, tiennent des cérémonies nocturnes dans le cimetière du village, qui date du XVIIe siècle !

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A Sainte-Eulalie, les Templiers ont surtout laissé en héritage une église romane aux belles voûtes de tuf. Tout le reste est l’oeuvre des Hospitaliers, « qui ont, eux aussi, une histoire formidable : Malte, l’aspect caritatif, de grands personnages » , souligne la guide-interprète Laurence Fric. D’autres vestiges templiers subsistent dans les bourgades voisines, La Cavalerie et Viala-du-Pas-de-Jaux. Une liste à laquelle le conseil général, pour ne pas faire de jaloux, a adjoint Saint-Jean-d’Alcas, une fondation purement cistercienne ! Chacun en effet commence à comprendre que ces énigmatiques moines-soldats constituent une image porteuse. De plus en plus, les « marchands du Temple » pavoisent leurs boutiques aux couleurs rouge et blanc. Au risque parfois du kitsch : on joue cet été à Sainte-Eulalie une comédie musicale à la sauce « Notre-Dame de Paris », qui fait l’amalgame entre Templiers et cathares, ces prétendus « frères du silence », dont le seul point commun est d’avoir fini sur le bûcher…

Bien difficile, décidément, de saisir le vrai visage des Templiers. Pour le contempler en face, il faut quitter le Larzac et obliquer plein ouest, vers les coteaux modérés de la Charente. Là, au sud d’Angoulême, dans la commune de Cressac-Saint-Genis, se dresse une chapelle en pierre grise, perdue dans les maïs.

L’édifice, sans clocher ni chevet, sert aujourd’hui d’oratoire protestant. Mais à l’intérieur, c’est l’éblouissement : à la fin du XIIe siècle, la chapelle a été ornée de fresques, sans doute pour commémorer la participation d’un contingent venu de l’Angoumois à la retentissante victoire remportée sur les sarrasins en 1163 à La Bocquée, devant le krak des Chevaliers.

Longtemps recouvertes d’un badigeon, les fresques, naïves et fortes, montrent les frères « armés de fer et de foi » au sommet de leur gloire. Ici, plus de bûchers, de délires ésotériques ni d’effet d’aubaine commerciale : surgissant d’une cité mystique crénelée, les chevaliers du Christ, casque à nasal sur le visage, gonfanon baucent au vent, partent fièrement au combat. Et, sans crainte du temps qui efface l’ocre des fresques, mettent pour l’éternité en déroute la cohorte des ennemis de Dieu.

Commanderie d’Arville

Route des Templiers, Arville (Loir-et-Cher). Rens. au 02.54.80.75.41, et commanderiearville.com. Larzac templier et hospitalier (Aveyron) : Cinq sites fortifiés : La Cavalerie, La Couvertoirade, Sainte-Eulalie-de-Cernon, Viala-du-Pas-de-Jaux, Saint-Jean-d’Alcas. Renseignements au conservatoire Larzac templier et hospitalier, à Millau. Rens. au 05.65.59.12.22 et http :// www.conservatoire-larzac.fr.

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La Commanderie 

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Cette structure, propre aux ordres militaires, est un centre de prière, avec une chapelle et un cimetière ; de commandement, avec un logis de maître et parfois une fortification ; d’exploitation, avec des bâtiments agricoles. Elle peut être constituée par une seule maison, cellule de base du réseau templier, ou en regrouper plusieurs. Y vivent quelques chevaliers, parfois un ou deux seulement, souvent retraités, davantage de sergents de métier, et du personnel rattaché. Faute de définition stricte, il est impossible de préciser le nombre de commanderies, sans doute pas plus de trois mille au total au début du XIVe siècle. On en a recensé dix-sept en Normandie, une trentaine en Provence. Leur taille est très variable : la commanderie de Voismer, près de Vire, possède un domaine de 245 hectares, celle de Sainte-Eulalie-de-Cernon est parvenue à s’approprier tout le causse du Larzac, où elle élève 1 725 moutons, 160 chèvres, 146 bovins et 35 chevaux. Les maisons templières urbaines sont assez nombreuses, en particulier dans les ports méditerranéens et les métropoles économiques et politiques. Vers 1140, le Temple s’établit dans un faubourg du nord de Paris, auquel il donna son nom, et forma un vaste enclos fortifié recouvrant une bonne partie du 3e arrondissement actuel. Son puissant donjon subsista jusqu’en 1796 L. T.

Crunia, la ciudad que medía dos leguas

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Como rezan los títulos de crédito de las películas del cine clásico: cualquier parecido con la realidad es pura coincidencia. El mercado medieval, que estos días tomó las calles del casco histórico, poco tiene en común con el auténtico rostro de la ciudad en la Edad Media. Entre otras razones, por la imposibilidad de trazar el retrato de una época que se prolonga durante nueve siglos, más tiempo del que nos separa a los coruñeses de hoy de los súbditos de Alfonso IX.
Poco sabemos de A Coruña en la Alta Edad Media, entre los siglos VI y XII, un enorme período de tiempo en el que desaparece de los documentos la urbe conocida como Brigantium y los papeles comienzan a hablar de Faro, un topónimo que abarcaba buena parte de la comarca coruñesa.

En junio de 1208, cuando el rey Alfonso IX ordena repoblar y reconstruir la villa y le concede sus fueros y privilegios reales, A Coruña se reducía a una porción de lo que hoy es la Ciudad Vieja y un pequeño arrabal junto al puerto. El Burgo del Faro, situado a ocho kilómetros de A Coruña en lo que ahora es O Burgo (Culleredo) crecía a costa de la antigua Crunia y amenazaba con dejar desierta la villa plantada al pie de la Torre.

Monjes y Templarios

En esa encrucijada histórica llega Alfonso IX y funda oficialmente una ciudad cuyo municipio extiende hasta dos leguas alrededor de la villa (lo que sería un círculo de unos once kilómetros de radio), para lo que tendrá que negociar compensaciones de los derechos que entonces ostentaban sobre Crunia el obispado de Santiago, el poderoso monasterio de Sobrado y los caballeros Templarios.

Una de las condiciones que estipula el fuero de Alfonso IX es que la ciudad depende directamente del Rey, por lo que se veta la presencia de clero y nobleza en su territorio: «Mando que no admitan por vecinos en la villa a militares ni a monjes, excepto a los monjes de Sobrado, quienes tendrán poder para alquilar las casas que tuviesen en la villa». Además, Alfonso IX amenaza en el documento con severas multas a quienes osen atacar a su mimada ciudad: «Y todo aquel que desde ahora cause mal o perjuicio al concejo, ya sea militar o civil, sufrirá mi cólera, será prendido y pagará una multa de mil maravedís».

Las fronteras de Crunia estaban en el siglo XIII delimitadas por las actuales calles de Santo Domingo, Zapatería, la travesía de Puerta de Aires, el callejón de Herrerías, la calle de la Maestranza y la división entre la Casa de la Moneda y el convento de Santo Domingo. Dentro del recinto amurallado se levantaban las parroquias de Santiago y Santa María (la Colegiata) y, en el interior, se alzaba una pequeña fortaleza alrededor de las calles Santa María, Sinagoga, Herrerías y la plazuela de Santa Bárbara.

La élite, en el casco histórico

Entre los siglos XIII y XV asistimos a la resurrección de A Coruña, que desborda sus antiguos límites de la Ciudad Vieja para crecer más allá de las murallas al ritmo que marca el pujante puerto. Nace así la Pescadería, el barrio donde residen los comerciantes y artesanos, mientras que la oligarquía que dirige A Coruña permanece en sus mansiones del casco histórico. A finales de la Edad Media, 200 coruñeses habitaban en la llamada ciudad Alta, mientras que la Pescadería ya contaba con 900 paisanos.

Al otro lado de los exclusivos muros de la Ciudad Vieja se encuentran las parroquias de San Jorge (situada en el emplazamiento del teatro Rosalía), San Nicolás (la actual es del siglo XVIII) y Santo Tomás (arrasada en el ataque de Drake en 1589). En el siglo XIII desembarcan en A Coruña las órdenes mendicantes, que levantan sus monasterios fuera de los límites de la ciudad Alta: Santo Domingo, en su actual solar, y San Francisco, que tras diversos sucesos se trasladó en 1964 a la zona de Santa Margarita. Estos dos edificios fueron destruidos en 1589, por lo que ya no conservan restos de la Edad Media, un privilegio que sí tiene el convento de Santa Bárbara, que ha resistido al paso del tiempo en su hermosa plazuela.

Fuera de las murallas estaban también los restos de la antigüedad: los vestigios romanos (en lo que hoy es el centro urbano), el yacimiento del castro de Elviña y la Torre de Hércules, que durante la Edad Media deja de funcionar como faro y se usa como fortificación costera. La Torre no había sido sometida a la cirugía plástica que le aplicó el arquitecto Eustaquio Giannini en el siglo XVIII y conservaba su primitiva construcción cilíndrica con una cúpula como remate. Un faro que ya asomaba, en un sello del concejo de 1448, como escudo de la ciudad.

by Luis Pousa in http://www.lavozdegalicia.es

The secret of the Holy Grail here in Royston

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“The secret of the Holy Grail can be found in Royston Cave,” said Mr Houldcroft.

It is a bold claim – but the 83-year-old has looked after the cave for 17 years, so is entitled to know its secrets.

“People often ask me about the whereabouts of the Holy Grail and have many different ideas about what the Holy Grail is – be it an artefact or a cup or a bowl,” he said.

“But the Holy Grail is the bloodline of Jesus Christ and carvings in Royston Cave show that the Knights Templar believed in this secret heresy and offered prayers to Jesus’s offspring.”

Carvings on the cave wall depict two adult figures and a child which, according to Mr Houldcroft, most visitors assume to be Joseph, Mary and Jesus.

“Five years ago, I began to have suspicions about a carving depicting the holy family and after my suspicions were confirmed by other experts, I have kept it quite quiet – until now,” he said.

“It is a most significant set of carvings, indicating that users of the cave believed in the bloodline of Jesus that, then as now, was regarded as heretical,” Mr Houldcroft said.

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“The notion that Jesus and Mary Magdalene had a child, Sarah, was a widely accepted legend in the Middle Ages and the Knights Templar were giving expression to a myth that they had heard about in Jerusalem about the bloodline of Jesus.

“The carving acknowledges and implies a prayer for the longevity of the bloodline of Jesus.”

The curator has written a manuscript detailing the exciting secret and is seeking a publisher.

“I have told a few people who have showed an interest in that area of the carvings about it, but I think it is about time people knew about the significance of the cave and the true meaning of this carving,” Mr Houldcroft said.

The curator said that the carving’s significance had been spotted by priests and scholars familiar with the heresy and the accompanying pagan symbols.

“Royston Cave features the only carving in the world to depict the bloodline of Jesus.

“It makes the cave even more important – it is unique in the world,” he said.

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About the Royston Cave

The Royston cave is a small artificial cave in Royston in Hertfordshire, England. It was almost certainly used by the Knights Templar, who are also thought to have founded nearby Baldock. It is open to the public in the summer months.

Royston Cave is a circular, bell-shaped chamber 8 metres (26 feet) high and 5 metres (17 feet) in diameter with a circumferential octagonal podium. The origin of this chamber is unknown. This cave is unique in Britain – if not the world – for its numerous medieval carvings on the walls. They are mostly of pagan origin, but some of the figures are thought to be those of St. Catherine, St. Lawrence and St. Christopher.

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It is speculated that it may have been used by the Knights Templar before their Proscription by Pope Clement V in the 1312. They held a weekly market at Royston between 1199 and 1254 and travelled there from their headquarters at Baldock, some 15 Kilometres to the southwest. They would have required a cool store for their produce and a chapel for their devotions, and a theory speculates that the cave was divided into two floors by a wooden floor. Two figures close together near the damaged section may be all that remains of a known Templar sign, two knights riding the same horse.

Although the origin of the cave is unknown, the story of the rediscovery is very well known. In August 1742 a workman dug a hole in the Butter Market in order to get decent footings for a new bench for the patrons and traders. He discovered a buried millstone and dug around the curious stone to get the object out of the way. So he found a shaft leading downwards into the chalk.

At the discovery the cavity was more than half-filled with earth. The rumour was, that there must be a treasure buried beneath the soil inside the cave. Several cartloads of soil were removed, until bedrock was reached. The soil was discarded as worthless, it did not contain anything more than a few old bones and fragments of pottery. This is rather unfortunate, as today’s archaeology could be able to solve some of the secrets of this place!

The location of the cave is also very interesting: Melbourn Street, once called Icknield Way or Via Icenia, was first used during the Iron Age, possibly 2000 years ago by an ancient tribe of Celts called the Iceni. The most famous Iceni was Queen Boudicca (died 60 AD). At a later date the Icknield way was Romanised by Caesar. It runs from near Falmouth towards East Anglia. – the modern day A505 between Royston and Baldock, follows the route of the Icknield way, until it meets the Royston Bypass.

Today the entrance is not by the original opening, but by a passage dug in 1790 and it is still possible to appreciate the sculptures which are almost as good today as when they were completed, possibly 800 years ago.

It is thought that the sculptures were originally coloured, but little trace of this is visible now. For the most part they represent scenes of religious significance, amongst them the Crucifixion and various saints. St Lawrence is depicted holding the grid iron on which he was martyred. A crowned figure holding a wheel is thought to be St Catherine and large figure with a staff and a child on his shoulder represents St Christopher. A figure with a drawn sword is thought to be St Michael or possibly St George. Another possibly religious symbol is the depiction of a naked woman known as a Sheela Na Gig. This figure is normally found on 11th-13th century churches so its inclusion with religious symbolism is not out of place.

The fact that these sculptures are of uncertain antiquity adds to their interest and offers visitors a chance to speculate on their origins. There are number holes, sometimes directly beneath the sculptures, which were thought to hold candles or lamps which would have illuminated the carvings.

Some theories suggest the cave may originally have been a Neolithic flint mine.

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Drawings from Joseph Beldam’s book “The Origins and Use of the Royston Cave”, 1884.

La chute du Temple

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Entretien Alain Demurger*

Le Point : Avec la perte des Etats latins d’Orient, le Temple a-t-il perdu du même coup l’essentiel de sa raison d’être, à la différence de l’Hôpital ?

Alain Demurger : Non. Son quartier général, comme celui de l’Hôpital, est resté à Chypre jusqu’au bout. Les mouvements de templiers entre l’Occident et Chypre sont nombreux et constants de 1291 à 1307. L’ordre du Temple et son dernier grand maître, Jacques de Molay, ont été les artisans de l’alliance avec les Mongols de Perse contre les Mamelouks en 1299-1303, afin de reprendre pied en Terre sainte. L’Hôpital est dans la même situation. Mais, en 1306-1310, il conquiert Rhodes, ce qui lui permettra de continuer son action et de se protéger.

La royauté française avait-elle des motifs profonds, ou seulement conjoncturels, de provoquer la ruine du Temple ?

Conjoncturels. La cause invoquée pour justifier une aversion ancienne et profonde du roi envers le Temple ne tient pas : la remise en question par la royauté de certains privilèges jadis accordés est un fait général dans tous les Etats et pour tous les ordres – Hôpital, Cîteaux, Mendiants… Le retrait du Trésor royal du Temple de Paris en 1295 est dû non pas à la méfiance de Philippe le Bel mais à un changement de politique financière : pour obtenir des prêts des compagnies italiennes, les fameux « Biche et Mouche » (les banquiers Albizzo et Mosciatto Guidi), le roi doit donner des garanties. C’est pourquoi il confie à ces financiers la gestion du Trésor royal. Le récit, dans une seule source, éloignée du terrain, de la colère de Jacques de Molay apprenant que le trésorier du Temple de Paris aurait prêté une somme énorme au roi sans en référer, en violation de la règle, à la direction de l’Ordre, ce qui aurait brouillé le grand maître et Philippe le Bel, est invraisemblable, le Temple, contrairement à sa légende, n’ayant pas l’encaisse suffisante pour réaliser un prêt de cette ampleur. Le seul désaccord avéré entre le roi et le Temple porte sur la fusion de ce dernier avec l’Hôpital, que Jacques de Molay refuse en 1306-1307. C’est l’occasion – la rumeur née en 1305 sur les prétendues turpitudes du Temple -, qui a fait le larron, en l’occurrence le roi et ses conseillers. Le roi s’est servi du Temple pour obtenir du pape Clément V le règlement à son avantage d’un autre problème : le procès en hérésie qu’il veut intenter à la mémoire du pape Boniface VIII, avec lequel il était entré dans un conflit violent ponctué par l’« attentat d’Agnani » en 1303.

Qui a cru réellement à la perversion supposée du Temple ?

Pas grand monde au début, pas même le roi sans doute. Peut-être ce dernier a-t-il fini par y croire, mais j’ai du mal à penser que, en dépit de leurs proclamations, ses conseillers Nogaret et Plaisians aient accordé foi à la manipulation qu’ils montaient. Le procès du Temple est fabriqué à partir de quelques éléments réels, mais déformés, et d’un « modèle » accusatoire bien rodé qui a servi à plusieurs reprises sous le règne de Philippe le Bel et de ses successeurs : contre Boniface VIII, contre l’évêque Guichard de Troyes en 1309, contre Enguerrand de Marigny en 1315, etc. Cela a pris au début, le roi ayant su se ménager des relais dans l’opinion. Mais, l’affaire traînant, le doute s’est installé, comme en témoigne l’attitude de la majorité des pères du concile de Vienne, chargé en dernière instance de statuer sur le sort de l’Ordre en 1312, qui veulent entendre la défense des Templiers. Si bien que le pape préféra prononcer lui-même, le 22 mars, la suppression de l’Ordre, qui ne fut donc jamais condamné en tant que tel.

Pourquoi l’Ordre a-t-il été incapable de trouver des soutiens et de se défendre ?

Les Templiers se croyaient innocents. Dès l’été 1307, le grand maître lui-même a demandé au pape une enquête. A bon droit, ils pouvaient compter à l’automne sur l’appui de Clément V. On les a dits victimes de la faiblesse de leur formation intellectuelle, de l’absence chez eux de bons juristes. Soyons attentifs à la chronologie : en 1300, les ordres militaires ne comptaient guère de grands intellectuels. C’est aux XIVe et XVe siècles que l’Hôpital a développé une politique de formation pour ses cadres. Mais n’est-ce pas parce qu’il a tiré les leçons de l’affaire du Temple ? Un ordre militaire est fait pour combattre, pas pour méditer et prier ou propager la foi et abattre l’hérésie. Le Temple s’est cependant défendu : en 1310, massivement, les Templiers ont voulu défendre leur ordre devant la commission pontificale chargée de le juger. Disons que leur défense fut maladroite et que leurs dirigeants, grand maître en tête, ont choisi une mauvaise tactique en se réfugiant dans le silence au moment où se développait la révolte de la base, celle des simples chevaliers. Les soutiens extérieurs manquent en effet. Je me demande cependant si la noblesse du royaume, qui a fourni à l’Ordre tant de chevaliers, a accueilli leur arrestation avec faveur. N’y aurait-il pas un lien entre l’affaire du Temple et la fronde connue sous le nom de « ligues nobiliaires » en 1314-1315 ?

Quel a été le sort réservé aux Templiers hors de France ?

Le pape, mis devant le fait accompli en octobre 1307, a repris la main en faisant de la fuite en avant : il a ordonné six semaines plus tard l’arrestation des Templiers dans toute la chrétienté. Mais, hors de France, seules les procédures pontificales lancées en 1308, qui visaient l’Ordre et non pas les personnes, ont été mises en oeuvre. Dans la plupart des pays, en Angleterre, dans la péninsule Ibérique, en Allemagne, à Ravenne, les Templiers ont été innocentés. En France, ceux qui ont reconnu leurs erreurs ont été absous et réconciliés. Les dignitaires devaient être jugés par le pape. Mais celui-ci les abandonna, d’où la révolte tardive, trop tardive de Jacques de Molay, qui revint sur ses aveux et fut envoyé par le roi au bûcher comme relaps. Beaucoup de Templiers sont morts de mauvais traitements, quelques dizaines ont péri sur le bûcher. Certains ont pu fuir et se cacher. La plupart ont fini dans des maisons de l’ordre de l’Hôpital, auquel les biens du Temple avaient été dévolus, et qui devait entretenir les anciens Templiers, puisqu’ils avaient prononcé des voeux perpétuels. Au total, Clément V s’est résolu à sacrifier le Temple en contrepartie de l’abandon par Philippe le Bel du procès intenté à la mémoire de Boniface VIII, dont le succès aurait ruiné l’institution pontificale. Bras de fer et compromis ont été à l’oeuvre du début à la fin entre le pape et le roi

* Maître de conférences honoraire à l’université Paris-I est l’auteur de « Chevaliers du Christ. Les ordres religieux militaires au Moyen Age » (Seuil, 2002), « Jacques de Molay. Le crépuscule des Templiers » (Payot, 2002) et, cette année, de « Les Templiers. Une chevalerie chrétienne au Moyen Age » (Seuil), synthèse complète, précise et vivante. Le présent dossier doit beaucoup à cet ouvrage, appelé à faire référence.

in Le Point

Le son des Templiers

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Il est là, le trésor perdu. Marcel Pérès, infatigable défricheur des musiques du Moyen Age, nous fait entendre comment les Templiers chantaient. Sur les Lieux saints pour y assurer la sécurité des pèlerins, ces moines, guerriers par nécessité, étaient tenus aux offices : mais ils ont entendu les intonations de l’Orient chrétien, grecques, arméniennes, coptes, qui dans leur antienne mettent leur goutte exotique. En chantant ils se balançaient, à l’exemple peut-être de la pratique juive dans la prière. Ils portaient leur centre de gravité d’une jambe sur l’autre, jamais immobiles, leur rythme collectif était soutenu par le mouvement de leurs corps mêmes, en rien dicté par la barre de mesure. Ce tripudium (comme ils disaient) a-t-il à voir avec le trépied de la Pythie, l’incantation avec la divination ? Tout ce qui est Orient communie dans le chant des Templiers, trop belle entente que l’Histoire hélas n’a guère suivie. A savourer comme un nectar poivré.

in Le Point

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CD Details
Ensemble Organum
“Le Chant Des Templiers”
By Anon
CD £12.99.
Buy it on the Templar Globe Store

Knights Templar secrets sought in Olympic dig

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 A massive archaeological dig has started today on the site of the 2012 Olympics.

And experts hope they may uncover two water mills believed to have been built on the site by the Knights Templar in the 12th century.

‘This is an opportunity to chart and record the unique history of an area back to the first Londoners,’ said David Higgins, the Chief Executive of the Olympic Delivery Authority.

Teams of archaeologists will spend weeks examining the Lea Valley for its hidden past and any interesting remains will be recorded or removed to the Museum of London.

One of the possible finds could be the two 12th century mills believed to have been built by the Knights Templars, the sect which appeared in Dan Brown’s The Da Vinci Code, who were charged with protecting the Holy Grail.

They will also be examining Hennikers Ditch, a mediaeval waterway which follows the route of the ancient River Leyton and the Channelsea River, supposedly dug by King Alfred in the 9th century to divert Viking invaders.

‘This investigation will tell the story of the changing landscape and exactly how human intervention has constantly influenced the environment,’ said Kieron Tyler, senior archaeologist at the Museum at London.

‘It is a unique opportunity to do it on such a huge scale.’

Chaplains: The Calm in the Chaos

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They inspire, give comfort and pray for safety. Throughout America’s history, chaplains have ‘come nigh unto the battle.’

By Lisa Miller
Newsweek

During his tour in Vietnam, Angelo Charles Liteky, a Roman Catholic chaplain, often traveled with the forward line because he thought it was important to know what the boys out front were feeling. That way, when they broke down, he would be better able to persuade them to soldier on. On Dec. 6, 1967, Liteky was near the village of Phuoc Lac when his battalion came under heavy fire. Walking upright through raining bullets, Liteky singlehandedly dragged 20 wounded soldiers to a landing strip so they could be evacuated. “It was strictly compassion,” he tells NEWSWEEK. “We are supposed to grow in love, and when I saw these guys just getting killed all around me, there was nothing for me to do but go and help them.” The next year, President Lyndon Johnson gave Liteky the congressional Medal of Honor.

History’s battlefields have almost always held a place for men and women of God—someone to inspire and give comfort, give parents and fiancées the bad news, file forms, educate, pray for safety and, failing that, safe passage. Deuteronomy 20:2-4 says, “And it shall be when ye are come nigh unto the battle, that the priest shall approach and speak unto the people.” In America, the role of military chaplain has, in the past 250 years, grown from ad hoc—the village pastor who fought with the boys in his congregation—to bureaucratic. But from the start, the job has had inherent tensions: To whom does the chaplain ultimately report? To the troops who need guidance? The government that pays the bills? God? And in the hell of war, how does a chaplain hold on to faith?

George Washington thought chaplains belonged in the military and he wrote 50 letters saying so; in 1775, Congress approved funding. Almost immediately, though, the position raised ethical and constitutional questions. In his “Detached Memoranda,” James Madison worried that military chaplains might violate the Establishment Clause.

In the 1840s, a group of Protestants from Tennessee wrote a letter to the secretary of War, saying they didn’t want their tax dollars to pay for a Catholic chaplain—and as the diversity of the U.S. troops grew (black and Jewish chaplains joined the military in the Civil War), so did these tensions. Two years ago, the Air Force had to issue a statement saying it didn’t prefer one religion to another after staffers complained of proselytizing by evangelicals; in 2004, General William G. Boykin was reprimanded for making anti-Muslim remarks.

On a frigid night in 1943, the U.S. transport ship Dorchester was sailing near Greenland when it was hit by a torpedo from a German sub. Among the dead were four chaplains—two Protestants, a Catholic and a Jew—who gave their own life jackets to men on deck. They could be heard praying together as the massive ship slipped under water, and their sacrifice and compassion became the stuff of legend.

As for Liteky, his own struggle with faith continues. In 1975, he gave up the priesthood; 10 years later, he gave back his medal in protest over U.S. policies in Central America. Now, at 76, he’s a pacifist and he’s renounced his religion: “I couldn’t continue to worship a God that I thought was an angry God, or a punishing God. I haven’t found another one yet.” When he finds one that will help him “grow in love,” perhaps he will.

With Sarah Childress, Sarina Rosenberg and John Barry

© 2007 Newsweek